Présentation. O b s t i n a t i o n

 Présentation.  O b s t i n a t i o n
B i e n v e n u e



« L'écriture est le seul espace de liberté absolue. »



.....................................................Je ne suis en aucun cas une auteur de renom et je n'aspire pas à le faire croire.
Une histoire issue de mon imaginaire et de mes pensées. Les personnages m'appartiennent ainsi que l'intrigue. J'espère que vous allez les respecter. Les critiques sont acceptées, elles aident à progresser, mais il faut qu'elle soit fondées et pas lancées comme ça.
M e r c i d'avance.





Vous êtes vous un jour retrouvés dans une situation que vous ne contrôliez plus ?
................ Depuis l'été dernier, ça m'arrive constamment. Ma vie est devenue un véritable enfer. Et cela à cause d'eux.
.................Hélas, je suis incapable de revenir en arrière. Mon existence n'est que mensonge, tristesse et trahison.
.................Comment est-ce arrivé ? Je ne le sais pas moi même. Tout est arrivé si vite. Je n'ai absolument rien remarqué.

Ne me demandait pas qui je suis, ce serait trop simple. Beaucoup trop simple.
.................Peut-être que je pourrais commencer par le prologue, qui serait une présentation ou au moins vous raconter une
.................Histoire. Plus précisément la mienne. Mais suis-je le genre de personnes ordinaires à démarrer par cela? Ou suis-je
.................Différent? A vous de me le dire, je ne me connais pas si bien. En si peu de temps, j'ai affreusement changé.
.................Sûrement en partie à cause de mon entourage proche. Au jour d'aujourd'hui, je n'ai plus de réelle raison de résister
.................Ou de rester. Car comme beaucoup j'ai tout perdu. Je suis seul, sans personne. Alors à quoi bon survivre alors que
.................Je rêve de partir? Aucune utilité. Tout cela ne sert absolument à rien. Partir pour être heureux, la meilleure chose à
.................Accomplir.




E n t r e z dans le renouveau de Chace

# Posté le mardi 26 août 2008 05:44

Modifié le lundi 23 février 2009 18:50

Prologue. C o n t e m p l a t i o n

 Prologue.  C o n t e m p l a t i o n
Po i n t de vue de Jade




................. « Je ne savais même pas pourquoi mes yeux restaient posés sur lui. Plus précisément, sur son visage... pâle, esquinté par les excès de la vie mais pourtant captivant. A l'instant même où mon regard avait rencontré sa peau, j'étais comme hypnotisée. Je n'arrivais plus à détacher mes prunelles des siennes. Il était beau. Extrêmement beau. Bien plus que tous les garçons présents dans ce lycée. Il avait des traits, quasiment parfaits. Un teint pâle comme s'il avait vécu longuement enfermé, loin de la lumière et de la vie. Etrangement, chaque fille le fixait avec envie. Mais aucune ne remarquait qu'il n'était pas à l'aise, pas à sa place, loin de sa vrai vie. Elles ne distinguaient pas la souffrance qui émanait de lui. Il était beau, beaucoup plus que sur la photo qu'on m'avait montré auparavant. Il avait changé, il avait grandi. Combien de fois me le dis-je ? Une centaine de fois sûrement, peut-être plus. Je le contemplais, je le fixais, il ne parlait presque pas aux personnes autour de lui. Il les regardait avec un air hautain et blasé. Il comtemplait alors le vide... longuement. Perdu dans ses pensées. Mais vers qui dérivaient-elles ? Sûrement son ex, ce genre de BCBG narquoises que je détestais tant. Un visage angélique. Je ne me le serais jamais assez répétée. Son nez fin, ses pommettes légèrement plus roses que le reste du visage, seule couleur de son visage, et des yeux d'un bleu intense. C'était si violent. Encore une fois, j'étais la seule à discerner le désarroi dans ses yeux, sûrement destiné à rester à jamais enfoui en lui. Ses prunelles étaient remplies de vide. Comme si il n'avait jamais vécu. Comme s'il était mort. Mais pourtant, il ne semblait fasciner personne. Sauf moi. Certaines filles, le fixaient comme de parfaites godiches. Malheureusement, je n'étais pas mieux qu'elles. Je ne pouvais pas détacher mon regard de lui. Elles devaient le trouver beau comme un Adonis alors que moi je le trouvais à la fois magnifique... et différent. Seule marque d'une fatigue qui me semblait évidente, de grands cernes bleutés se dessinaient sous ses yeux, tranchant net avec la pâleur de son visage. Pâleur livide et morbide. Il semblait s'ennuyer parmi ses acolytes, qui se comptaient aux nombres de cinq. Trois filles et deux garçons. Il ne parlait qu'à la plus jolie des filles une grande blonde écervelée, connue sous le nom de Miranda. Je me surpris à être jalouse d'elle. Chose que je ne ressentais jamais surtout à son encontre. Elle avait la chance d'être assise à côté de lui. Elle posait sa main sur son épaule et il la regarda l'air désespéré. Ou serait-ce du dégoût ? En tout cas, il ne semblait pas à l'aise avec cette garce. Elle avait pourtant la chance de le découvrir. De lui parler. De lui sourire. Alors que moi non. Elle était beaucoup plus superficielle que moi, elle dévoilait chacun de ses atouts telle une poupée en plastique. Elle avait une silhouette magnifique comme celles qui font les couvertures des magazines de mode. Ses cheveux décolorés, dorés et lisses descendaient le long de ses épaules. Elle possédait ce corps que toutes les filles rêveraient d'avoir et elle le savait. Elle en jouait beaucoup. Mais, n'était-ce pas évident que cette poupée de plastique était refaite de partout ? Triste chose... Elle rigolait à chaque remarque qu'il faisait, elle avait un air encore plus niais que d'ordinaire. Elle se collait contre lui pour qu'il la regarde. Tout ce manège n'avait pas l'air de le déranger. Ou du moins il le supportait. Elle était comme ça. Superficielle, Elle aimait avoir la vedette. Depuis toujours. Je ne pouvais rien faire. J'étais obligée d'assister à ça. Je me plongeais de nouveau devant mon plateau évitant de fixer leur table mais, c'était trop dur. Impossible. Maintenant qu'il était là, je voulais savoir qui il était. Je voulais tout connaître. Il avait l'air de s'amuser avec elle, il avait un petit sourire en coin, comme ceux qui vous ferait taire. Avait-il craqué pour elle après tout ce qu'elle m'en avait dit ? Etaient-ils vraiment ensemble malgré les regards qu'il lui lancait plus tôt ? Mais j'espérais qu'il soit différent. Pourquoi voulais-je être à la place de Miranda ? Je me torturais l'esprit à vouloir répondre à cette question mais hélas la réponse était bien trop simple. Il me hantait... depuis qu'Ed m'avait montré cette fameuse photo. Cette fois où j'avais vu pour la première fois ses yeux bleus. Je chassais ce souvenir et retourner à ma contemplation tel un pantin.

................. Parfois quand elle s'approchait de lui pour le toucher il arborait ce sourire mélancolique. Son visage donnait l'impression de se décomposer. Son regard se perdit dans le vide et il détourna sa tête, vers le côté opposé de la salle. Je ne compris pas pourquoi. Ses prunelles croisèrent mon regard. J'étais pris d'un furieux frisson. Que devais-je faire ? Me détourner ? Aller le voir ? Ne plus bouger ? Il me sourit. Je baissai déjà les yeux. J'avais honte, j'avais peur. Il m'avait surprise. Je me décidai à relever les yeux, il me regardait toujours les sourcils froncés. L'instant d'après, il reprit son expression froide et distante et recommença à parler à Miranda. Mystérieux était bien l'adjectif qui lui convenait le mieux. Pourquoi m'avait-il souri ? Par moquerie, sûrement. J'étais beaucoup trop vulgaire pour l'intéresser rien qu'une fois. J'étais une sale boursière comme les BCBG aimaient m'appeler moi et les autres qui n'avions pas la « chance » d'appartenir dès la naissance au siège social des arrogants notoires. Je ne ressemblais à rien comparée à elle. Mes cheveux bruns étaient lisses et extrêmement long. Mes yeux verts presque argent n'évoquaient que la différence. Je n'étais pas comme toutes ces filles avec qui il restait. Loin de là. J'étais différente, excentrique. Il ne pouvait pas m'avoir regardé par intérêt, cela était plus qu'impensable. Vulgaire et étrange, voilà ce qu'il devait s'être dit en me regardant. Comment quelqu'un aussi intriguant que lui pouvait, un seul instant, me trouvait intéressante ? Tout simplement jamais, car cela était impossible. Pourquoi l'avais-je regardé ? Je ne le savais pas moi-même, peut-être que si je le savais. Je n'aurais jamais dû poser mes yeux sur lui. Maintenant, je n'arrivais plus à détacher mon regard. De nouveau, je me surpris à explorer, de la manière la plus précise possible, son visage et sa nuque. Son cou. Fin et gracieux. Il était tout aussi beau que son visage. Il avait une cicatrice en forme de v, au niveau de la jugulaire. Comment s'était-il fait ça ? Tout un tas de questions hantèrent mon esprit. Mon regard parcourait son corps, tel un peintre en quête d'une nouvelle toile. J'observais l'ensemble le plus minutieusement possible, autant que l'éloignement me le permettait. Habillé tout en noir, il portait magnifiquement bien sa chemise et son trench. Il était très élégant. Je ne pris même pas la peine de manger, tellement mon exploration m'occupait. C'était donc lui, le fils d'un riche entrepreneur londonien. Chace. Pourquoi avais-je pris l'habitude de ne jamais me montrer curieuse à l'égard des rumeurs, j'aurais pu en savoir plus sur lui mais, je n'aimais pas ça. Elles m'avaient pourries la vie. J'essayais de reconstituer tout ce que j'avais entendu. Mais en vain. Je ne me souvenais de rien. J'étais seule avec mon ignorance. Tandis que lui était en charmante compagnie et parlait avec la même personne depuis trop longtemps déjà. Je devenais folle. Mon regard était toujours porté sur son visage, que je n'arrivais pas à quitter des yeux. Il dégageait un magnétisme et un charme redoutable. Comment pouvais-je être attirée par quelqu'un que je ne connaissais pas ? Je ne le savais pas moi-même. Pourtant, je m'étais interdit de ressentir une quelconque attirance pour un garçon. Depuis lui ... Mais là je ne me sentais pas capable de résister. Et même si ce n'était que du désir, je m'interdisais le moindre sentiment amical ou amoureux. J'avais une bande d'amis. J'avais un meilleur ami. J'avais tout ce qu'il me fallait. Aucun besoin de surplus. Pourtant, il était impossible, de ne pas me laisser envoûter par ses yeux et sa nuque. Je ne pensais qu'à le voir de plus près pour pouvoir le regarder plus intensément, plus longuement. Le serrer contre moi et l'envelopper de baisers. Je devais me ressaisir, ce genre de pensées ne m'appartenaient pas. Pas du tout. Mais, mon esprit ne dérivait que vers cet être majestueux qui se tenait à quelques mètres de là. Je me stupéfiai à détailler une partie de son corps, que j'avais jusque-là ignoré : ses cheveux. D'un châtain cuivré, ils avaient quelques reflets blonds. Tout aussi beaux que son visage. Eclatants. Légèrement désinvoltes, mais tout aussi sensationnels que le reste de son corps. Ou du moins tout aussi beaux que les parties que j'avais eues la chance de pouvoir regarder. Il me plaisait énormément aussi bien grâce à sa splendeur qu'à son magnétisme. Avais-je dit qu'il me plaisait ? Je devais chasser cette idée de mon esprit. Maintenant ! Je n'étais pas habituée à ressentir cela ; je n'étais plus habituée. Il n'avait même pas l'air de se douter de l'effet qu'il produisait sur les gens. Surtout sur moi. Comment un être aussi sublime pouvait exister ? Certes, je ne m'en plaignais pas loin de là. Mais c'était impossible. Au bout d'une demi-heure de contemplation, je vis Miranda me regarder. L'instant d'après elle lui parla et me montra discrètement du doigt. Du moins, elle voulait que ce soit assez discret pour que je le remarque. Il me fixa. Il sourit. En outre, je n'avais pas l'impression qu'il se moquait. Il me scrutait comme je l'avais fait pour lui auparavant. Confuse, je baissai le regard. Je sentais déjà mes joues s'empourpraient. J'avais chaud. Je percevais l'intensité de son ½illade sur mon visage. Je plongeai mes mains dans mon perfecto et y sortit mon portable. Tapai un bref message et l'envoyai. Je relevai alors la tête pour le voir. Nous restâmes de longues secondes comme ça, à s'épier, yeux dans les yeux. Aucun de nous deux, ne lâchaient son attention. Je pouvais contempler son regard comme jamais je n'aurais pu s'il n'avait pas levé son visage. Il était encore plus fabuleux, comme ça. Il avait une mimique, celle de lever le côté droit de sa bouche de telle sorte qu'on avait l'impression qu'il souriait. Finalement, au bout de quelques instants, il s'inclina et partit. Debout, je pouvais admirer son corps tout entier. Grand, il marchait de façon nonchalante. Il ne faisait pas attention à l'image qu'il renvoyait. Mais son allure restait tout aussi gracieuse. Il se dirigea de mon côté. Je décidai de manger. Quelques secondes plus tard, je discernai une présence en face de moi. Relevant la tête, je l'aperçus. Il était devant moi. Mains dans les poches. Le regard pesant et interrogateur. Qu'allais-je faire ? »

© Texte fait avec son aide. Elle saura se reconnaître




Le premier chapitre sera publié
................. A partir d'un certain nombre de commentaires. Je ne sais pas encore combien.
................. L'histoire est du point de vue de Chace sauf le prologue. En espérant que vous avez aimé. ................. Qu'est ce qui vous a plu?
Clem'

# Posté le mercredi 27 août 2008 10:07

Modifié le mercredi 25 février 2009 15:11

Chapitre I. D e s i l l u s i o n

 Chapitre I.  D e  s  i  l l u s i o n
P a r t i e I


« L'histoire d'une vie c'est ce genre d'histoires, qui a le don de vous transporter et de vous faire renaître. Elle faisait partie intégrante de ce scénario. Je l'avais bâtie avec elle, de telle manière que sans elle, tout s'écroulait, tel un château de cartes. Elle n'était pas comme lui. Elle prenait soin de moi. Son coeur débordant d'amour et de respect. C'était violent. Comme l'amour d'une mère pour son fils. »

Avec lui ça commençait toujours de la même façon. Notre histoire était monotone et simple. Il parlait. Je le contredisais. On s'exaspérait. Je détestais mon père. Père était encore un mot trop fort pour le désigner. Il était moins que ça. Il m'avait conçu mais depuis plus rien. Il ne daignait à s'occuper de moi. Trop dur pour la personne qu'il était :

- Quoi ? Lui demandai-je.
- Tu m'as très bien compris Chace, on déménage définitivement, me répliqua-t-il souriant de toutes ses dents.


Je restais de longues secondes, l'air hébété, ne sachant que dire. Je fixais simplement mon géniteur, croyant que cette histoire n'était qu'une plaisanterie de mauvais goût comme il avait l'habitude d'en faire. Il paraissait très sérieux. Il me regardait droit dans les yeux, ne baissant même pas son regard quand je le fixais, signe qui prouvait l'authenticité de ses paroles. Malheureusement. Le mot définitivement résonnait dans ma tête, il faisait beaucoup plus de mal que n'importe quelle autre parole. Je me décidais enfin à poser la question qui me hantait.

- Où partons-nous ? Le questionnai-je.
- A Manchester, me répondit-il, le sourire aux lèvres.


Je compris bien assez vite, ce que cela voulait dire. J'allais devoir tout quitter pour lui. Pour cette personne qui avait toujours fait passer sa vie professionnelle avant ma mère et moi. Physiquement, il ressemblait aux hommes de son âge. Ce qui veut dire aux hommes de plus de quarante ans, en effet ses cheveux étaient bruns même s'ils commençaient à grisonner un peu. Il n'était pas très grand, je le dépassais depuis l'âge de quinze ans. Il portait des grosses lunettes noires rectangulaires et il avait un nez crochu. De plus, il avait un léger embonpoint qui commençait à se voir au niveau du ventre. En clair, il n'était pas particulièrement séduisant pour quelqu'un d'une quarantaine d'années. Depuis toujours il ne vivait que pour Manchester. Manchester. Manchester. Un enfer à l'état pur pour moi.
Manchester se trouvait au Nord de Londres. J'y avais déjà été une bonne dizaine de fois, il y faisait encore plus froid qu'ici. Il y pleuvait trente jours sur trente et un. Ca ne me plaisait pas. Je n'arrivais pas à m'habituer à cette ville. Les nuages envahissaient le ciel, les rayons de soleil étaient quasiment inexistants. Comment allais-je faire pour vivre là bas ? J'adorais Londres. Ville qui m'avait vu grandir . J'y avais mes souvenirs, mes repères, mes habitudes, mes amis. Londres n'était pas non plus le paradis pour tout le monde. La pollution était très présente et englobait le ciel. Il y avait énormément d'embouteillages sur les boulevards. Les gens n'étaient pas très agréables, bien au contraire. Dans les rues commerçantes, il n'était pas rare de piétiner les autres, pour pouvoir avancer. Malgré, tout cela, je m'y sentais bien. Un bonheur à l'état pur pour moi :

- Alors qu'en penses-tu ? M'interrogea-t-il.
- C'est une très bonne idée, j'ai hâte d'y être, mentis-je en me pincant les lèvres
- Heureux, que ça te plaise fils, me dit-il en touchant ma joue gauche.
- Pourquoi déménageons-nous près de votre entreprise père ? Demandai-je.


Depuis ma plus tendre enfance, il m'avait obligé à le vouvoyer, ca m'exaspérait. Mais je me retenais en faisant bonne figure. Dure réalité. Il travaillait à Manchester, depuis que j'avais cinq ans, il ne revenait à Londres, qu'une à deux fois par mois, me laissant seul avec ma mère. Le reste du temps. Il n'avait jamais été un père pour moi, je ne le voyais jamais, il ne s'intéressait pas à ma vie, il ne savait rien de moi. Je le considérais simplement comme mon géniteur. Rien de plus. Rien de moins. Je savais très bien que d'un côté j'étais cruel avec lui mais il le méritait. Chaque année, il avait oublié mon anniversaire, il ne connaissait rien de la vie de son propre fils. Il n'avait jamais été présent quand j'avais eu besoin de lui. Je passais mon temps à lui mentir, c'était devenu une habitude. Ca en devenait monotone et lassant. Il ne remarquait rien. A croire, que j'avais des dons pour l'imposture. Jamais il n'avait daigné à me téléphoner quand il était à Manchester. Moins je le voyais, mieux je me portais. Ma vie sans lui me convenait parfaitement, j'étais heureux. Malheureusement, quand il était là je me sentais enfermé. Vivre avec lui ? Inconcevable. Je ne serais pas apte :

- J'aimerai que toi et ta mère vous vous rapprochiez de moi, je veux qu'on forme une véritable famille unie, me répondit-il
- Nous trois, une famille ?, le questionnai-je,
- Oui mon fils, j'aimerai rattraper le temps perdu avec toi, je sais très bien que je ne suis pas très présent dans ta vie mais je veux tout faire pour changer les choses entre nous crois moi, je suis plein de bonnes intentions à ton égard.
- Tu ne pourras jamais rattraper les années que tu as perdu en travaillant à Manchester, tu ne sais rien de moi, crois tu réellement que tu seras capable de me faire passer avant ton travail ? Je ne pense pas, tu en es incapable, le travail c'est ta vie. Personne ne changera ça même pas un déménagement, m'exclamai-je


Il fallait croire, que le mensonge était un don génétique. Il était pire que moi. Il avait des tendances si narquoises, que je ne révais que d'une chose.... le haîr. Je commençais petit à petit à m'excéder par sa bétise et ses niaiseries.

- Insinues-tu que je ne connais même pas mon propre fils ?
- Je n'insinue rien, j'en suis sûr. Tu ne sais même pas ma date de naissance.
- Bien sûr que je la sais. Tu ... es ... né ..... le 17 Juillet 1990
- Faux, c'est ma mère qui est née le 17 Juillet, moi je suis né le 24 Avril mais tu avais au moins la bonne année c'est déjà ça. Tu as fait des progrès depuis la dernière fois que je te l'ai demandé.


Contrairement à lui qui ne savait rien de moi, je connaissais mon père mieux que quiconque, je savais parfaitement comment son esprit de PDG fonctionnait. Il agissait toujours par intérêt et jamais par envie. Il m'avait toujours vu comme le futur dirigeant de sa société et jamais comme son fils. D'après lui, j'étais le président idéal pour son entreprise : travailleur, acharné, autoritaire, perfectionniste. Tout son portrait. En aucun cas le mien. S'il me connaissait, comme il le prétendait, il aurait su depuis longtemps que je n'étais pas du tout comme ça. J'avais toujours été du genre discret et calme, du moins quand il n'était pas dans les parages. Mais je n'étais pas pour autant timide. Simplement, je n'aimais pas spécialement me faire remarquer. Solitaire, je passais des heures entières, seul. La plupart du temps, je prenais des photographies. Je tenais ça de ma mère. Ancienne photographe, elle avait l'habitude de m'emmener avec elle sur les plateaux. J'avais acquis cet intérêt depuis très longtemps déjà. J'admirais son travail, elle aimait cela. Je n'avais envie que d'une chose, découvrir l'Australie. Je voulais prendre ces paysages vierges en photo. Les contempler des heures encore. Pourtant, les portes des universités les plus prestigieuses m'étaient ouvertes. Il espérait me voir aller à Oxford ou encore mieux partir à Harvard. Ca me répugnait. Il croyait sincèrement que ma mère avait arrêté la photographie. Si seulement il savait, que chaque matin elle partait appareil photo à la main, explorer la nature. Chose qu'il aurait trouvé inconcevable.

- Je connais plus de choses sur toi que tu ne le penses fils, s'exclama-t-il en tenant fermement mon bras.
- Crois moi tu es incapable de rattraper le temps perdu c'est trop tard. Tu as perdu l'amour de ton fils il y a bien longtemps déjà alors ne perd pas son respect en t'enfonçant dans le mensonge, rapportai-je assurément.
- Change de ton avec moi. Je suis ton père, dois-je te le rappeller? Demanda-t-il de telle façon que sa voix portait dans le salon entier.
- Mon père ? Je t'aurai plutôt défini comme étant mon géniteur, rien de plus, répondis-je violemment.


A peine avais je fini de dire ma phrase, que je sentis sa main s'abattre sur ma joue, il venait de me gifler, ma joue était endolorie. J'étais étonné. Il n'avait pas le droit de me faire ça. Il ne pouvait pas. Il ne devait pas. Jamais, il n'avait levé la main sur moi. La seule chose que je ne regrettais pas.

- De quel droit oses-tu me frapper ? L'interrogeai-je
- Je suis ton père j'ai tous les droits, tant que tu vis sous mon toit, répondit-il
- Quand comprendras-tu que pour moi tu n'es pas mon père ? Tu ne sais même pas ma date de naissance, tu ne sais rien de moi, rien du tout, alors ne joue pas aux pères modèles. Surtout quand ce n'est pas le cas, déclarai-je.
- Je suis désolé, mais les choses vont changer quand vous serez ta mère et toi à Manchester, dit-il en mentant.
- Qu'est ce que tu veux changer ? Tu peux me le dire ? Je ne veux pas que tout cela change. Ma vie me convient parfaitement comme ça. C'est trop tard pour les excuses, fallait peut-être y penser avant. Par exemple lorsque j'avais dix ans. A cette époque là, je t'aurais peut-être cru. Mon père est mort il y a longtemps déjà. Tout ceci est....pitoyable objectai-je.
- Qu'est ce que tu viens de dire ?
- Je viens de te signaler que tu étais pitoyable, as-tu encore besoin que je te le répète ?
- Tu as drolement changé, tu n'es plus le petit garçon que je connaissais autrefois.
- Logique, il paraît que j'ai dix huit ans maintenant. Plus sept, rétorquai-je.


J'étais différent. De lui. D'eux. J'avais changé, j'avais grandi, mais sûrement pas grâce à lui. Ce serait un mensonge de ma part si je disais qu'un jour je n'avais pas epprouvé de l'affection pour lui. Petit j'avais souffert de son absence et de son manque d'amour chronique lorsqu'il s'agissait de moi. Je passais mes journées à attendre son retour, en vain. Je le guettais. Il ne venait jamais. Je l'aimais. Enfant, je croyais toutes les balivernes qu'il pouvait dire ou proférer. J'étais naïf. Mais plus maintenant. Je m'étais habitué à ne plus rien recevoir de sa part, simplement de la superficialité. A dix ans, je m'étais enfin rendu compte que je ne comptais pas pour lui. Qu'il mentait à chaque seconde qui passait. Pour mon anniversaire, il m'avait emmené à un match de foot. J'étais heureux, il s'occupait de moi. Mon visage d'enfant rayonnait de bonheur. J'étais fier d'être son fils et de le savoir près de moi. Je le croyais capable de m'aimer. Nous n'étions que tous les deux. Entre hommes. Il m'avait confié sa casquette de Manchester United. Ce jour là, je pensais que tout pouvait évoluer. Nous étions là bas depuis quelques minutes quand son portable sonna. Il mentit en me disant qu'il reviendrait vite. Mais il partit. J'étais seul, triste et perdu. A dix ans, mon père était mort. Il ne s'en doutait même pas. J'avais bel et bien raison, cette après midi tout avait changé. Depuis, je pouvais tout faire. Tout dire. Jamais, Je ne serais assez bien pour lui. Dure vérité lorsqu'on est enfant. Je partageais la peine de ma mère lorsqu'elle se sentait seule sans lui. Elle avait épousé un fantôme. Il lui devait tout. Sans elle, il n'avait rien. Plus rien. Il avait bâti sa fortune grâce à l'argent qu'elle lui avait donné. Par amour pour lui, elle avait tout abandonné. Maintenant il la laissait avec sa solitude amère. Il m'arrivait de lui demander comment elle faisait pour le supporter et rester avec lui. Sa réponse était bien simple, elle l'aimait. L'amour l'empéchait de le laisser. Elle n'avait pas la force de le tromper ou de le quitter. Elle me disait aussi que plus jeune il était différent. Je n'en étais pas si sûr. Je doutais de cela. Je l'avais toujours connu si manipulateur, que je ne pouvais l'imaginer autrement. Ma mère faisait partie des belles femmes, que l'âge n'enlaidissait pas. Bien au contraire. Elle avait de longs cheveux bruns qui descendaient le long de son dos. Des yeux bleus magnifiques dans lequel on pouvait lire la tristesse, qu'elle essayait de cacher derrière ses grands sourires. Elle n'était pas marquée par le temps, simplement par l'absence. Je ne pouvais rien y faire et rien changer. La photographie était l'une des rares choses à la rendre heureuse et joyeuse. Elle avait le don de rendre vivante chaque photo qu'elle prenait. Elle faisait passer dedans des émotions contradictoires mais d'une beauté subjugante. J'étais capable de la regarder des heures entières, prendre des photographies. Je ne pouvais que l'admirer. J'aimais aller dans ce qu'elle appellait son dépotoire. Il n'y avait qu'un simple fauteuil mais on s'y sentait bien. Elle avait rempli les murs de photographies, plus ou moins récentes. Il y en avait beaucoup de moi mais aussi d'elle. A cette époque, où il était encore là. Elle était plus jeune et son sourire ne sonnait pas encore faux. Je discernais la joie qui émanait d'elle, avant. Ce n'était plus le cas. Elle était la seule à tout connaître. Elle était capable de tellement lorsqu'elle aimait, que parfois j'avais peur. Je ne voulais pas qu'elle s'en aille. Qu'elle parte. Sans elle, tout s'écroulait. J'étais sûr d'une chose, j'aimais ma mère. Plus que quiconque en ce bas monde.


Première partie en ligne. L'autre sera disponible bientôt.
Qu'en pensez-vous?
J'espère que ca vous a plu.
Clem'

# Posté le jeudi 28 août 2008 08:19

Modifié le mercredi 25 février 2009 15:31

Chapitre I. D e s i l l u s i o n

 Chapitre I.  D e  s  i  l l u s i o n
P a r t i e II

Elle était assise là. M'attendant les yeux dans le vide. Regard perdu vers je ne sais où. Ses cheveux châtains foncés ondulés flottaient dans l'air et son visage rond était maquillé légèrement. Chaque jour les mêmes teintes pour illuminer son visage. Assez pour donner à son teint pâle des couleurs. Elle avaient les yeux très expressifs. Ses pupilles bleues claires étaient un reflet de ce qu'elle pensait. J'avais toujours pu la comprendre en les regardant. Je devinais à chaque fois ce qu'elle attendait de moi. C'était spontané. Elle avait une allure naturellement gracieuse malgré ces quelques manies de maladroite qui pouvait la rendre adorable. Pourtant, il y avait quelque chose chez elle qui me dérangeait, qui m'intriguait. Je n'avais jamais su ce que c'était en deux ans de temps. Un trait de son visage ou de sa personnalité? Je ne le savais guère. Je cherchais mais en vain. L'un des nombreux mystères la concernant. Georgina était belle, bien que naturellement, elle n'était que charismatique. Elle dégageait une personnalité assez fragile. Ce côté là, qui consistait à prendre soin d'elle chaque jour, me plaisait. Notre relation durait depuis deux années déjà. Si courtes et si longues à la fois. Ce n'était sûrement pas parfait entre nous, ceci dit ca ne l'est jamais pour personne. J'essayais simplement de ne pas être comme lui. Ma plus grande satisfaction: Etre différent de celui qui m'avait conçu. Je n'avais pas pour habitude de tout dire, mes sentiments restaient cachés. Pourtant, je faisais des efforts. Pour elle. Je lui montrais que je l'aimais. Mais parfois j'avais ce blocage.. Pourquoi? Je ne le savais pas. J'avais peur qu'au fond de moi tout ne soit pas assez fort. Ou qu'elle me rejette. Peur infondée et manque de confiance en moi. J'avais toujours été comme ça. Mais avec elle c'était plus fort. Je n'avais pas pour habitude de lui dire chaque jour, je t'aime. Pourtant je le pensais. Mais c'était autre chose. Je ne pouvais pas tout dire. Une preuve de faiblesse de ma part. Je m'approchai du parc quand elle leva ses yeux. Un mélange d'excitation, d'ignorance et d'entrain. Elle avait cette moue de petite fille innocente malgré le gloss qu'elle avait sur ses lèvres. Je me dirigeai vers elle, lentement, sourire aux lèvres. J'étais soulagé de la voir après ces deux semaines de séparation. Je la pris longuement dans mes bras. Elle était tendue. Je regardai ses prunelles et n'y vis rien. Rien du tout. Juste elle. Je l'embrassai alors, ça faisait si longtemps. Elle se décala.

-Tu ne devrais vraiment pas faire ça, déclara-t-elle fermement.


Que voulait-elle dire? Que je ne devais pas être si attentionné? Je ne savais pas quoi lui dire, quoi faire. Je tentai de chercher une réponse mais je ne voyais rien. Dans son regard. Sur son visage. Simplement du vide. Que pouvais je dire?

- Faire quoi? T'embrasser? Demandai-je
- Oui m'embrasser, répondit-elle


La seule parole qui me venait était Pourquoi?

- Peux-tu m'expliquer pourquoi? Interrogeai-je en essayant de rester calme.
- Il y a des choses qui changent, dit-elle simplement.
- Comment ça? Questionnai-je


Je sentis mon coeur se contractait sur ma cage thoracique. Il était vrai que tout évoluait. Notre relation allait-elle se dirigeait vers un je ne sais quoi de meilleur? Sûrement pas...

- Tu veux vraiment me l'entendre dire? A ton aise.... . Nous deux, je pense que ca ne rime plus à rien, rétorqua-t-elle à toute vitesse.
- Serais-tu en train de me dire que tu me quittes?
- Cesse de faire l'enfant. Notre relation est au point mort...comme un vieux couple, s'exclama-t-elle.


Elle n'avait pas vraiment tort. Mais pas entièrement raison. Voulait-elle tout arrêter? Ou juste avait-elle une envie de changement... Nous ne faisions jamais grand chose. Je pensais qu'être ensemble était suffisant mais elle en voulait plus... ou peut-être moins. Cette alternative me faisait bien trop de mal pour y penser.

- Je pensais sincèrement que c'était différent..., affirmai-je.
- Que tu es naïf. Sincèrement, tu pensais que tout cela c'était sérieux? Enfin bon, tu ne le prends pas si mal, exprima-t-elle sans peine.
- Je ne le prends pas mal? Qu'imaginais-tu? Excuse-moi d'avoir un minimum de dignité, exposai-je.
- Je t'ai offensé? Pardonne moi pour mon élan de franchise mais c'est bien mieux de te le dire maintenant que dans quatre ans tu ne penses pas? Nous sommes jeunes, tu en verras d'autres.
- Ton élan de franchise fait simplement mal, confiai-je
- Chace, il n'y a pas grand chose que je puisse dire. Je ne t'aime plus c'est un fait, je ne vais pas te mentir, ajouta-t-elle en regardant ses ongles manucurés.


La vérité était bien là, il arrivait que parfois au bout d'un certain temps l'amour qu'on éprouve pour quelqu'un disparaisse. C'était son cas. Mais pas le mien. J'avais mal et j'étais énervé. Il était dur de décrire à cet instant ce que je ressentais. C'était confus. Rien d'autre.

- Tu ne pouvais pas le dire avant? Arrête de contempler tes ongles! Dis-je horripilé
- Je fais ça pour ton bien c'est tout, répondit-elle.
- Crois-tu sincèrement que ca fait du bien de perdre une personne qu'on aime?


Au fond de moi, j'aurais voulu lui crier des choses ignobles. Mais à quoi bon? Ca n'aurait servi à rien. Je ne pouvais rien faire. J'étais un pantin qu'on bougeait quand bon leur semblait.

- Il est mieux qu'on arrête maintenant au lieu de se mentir. C'est dur mais il faut que tu te fasses une raison, s'exclama-t-elle.

Elle n'avait plus besoin de moi. C'était bel et bien réel. Elle n'était plus, ou elle n'était pas, celle que je protégeais auparavant. Elle se débrouillait bien mieux seule. Dans ce genre de situation, la lacheté devenait une alliée.

- J'avais quelque chose à te dire.. Vu que c'est la journée où on est censé tout se dire. Je quitte Londres.
- Tu t'en vas vraiment? Tu me manqueras... mais comme... un ami, déclara-t-elle à demi-surprise.


Elle mentait. Elle se voilait la face. Comme j'aurais pu le faire. En aucun cas, elle souffrirait sans moi. Contrairement à moi. Elle m'oublierait. Elle vivrait sa vie et moi je serais seul. A attendre désespérement.

- Je vais à Manchester. En ami, je pense que c'est ...impossible, dis-je hésitant.
- Tu pourras m'oublier plus vite. Une nouvelle vie. Pourquoi? Demanda-t-elle en fixant la pointe de ses cheveux.


Ses doigts caressaient une fine mèche chatain, de manière répétitive et spontanée. Elle avait l'habitude de faire cela, lorsqu'elle doutait ou quand elle stressait. C'était une sorte de tic, comme on a tous.

- Je ne veux vraiment pas d'une nouvelle vie. Mon passé me convient. Le fait de t'aimer est-il une raison suffisante pour ne pas vouloir devenir ami avec toi? Répondis-je en regardant ses prunelles.

Je la fixais, espérant ainsi retrouver cette étincelle que je pouvais contempler d'ordinaire. Il n'y avait plus rien. Aucun soupçon de doute ou de tristesse dans son regard. Simplement de l'assurance et de la volonté.

- Chace entre nous, ce n'est plus possible. Le passé est derrière nous, divulga-t-elle.
- Il était pourtant bien présent pendant tout ce temps..., dis-je amer.
- On a vécu des bons moments ensemble, mais désormais il n'y a plus rien. A part du vide. Ton présent et ton futur ce sera sans moi, affima-t-elle en souriant.
- Pourquoi être restée deux ans avec moi alors? Interrogeai-je dubitatif.
- Ne pense pas... que je ne t'aimais pas... pendant ces deux années, répondit-elle hésitante.
- C'est pourtant l'impression que tu donnes....., m'exclamai-je le ton accusateur.
- Si je fais ça maintenant, c'est que depuis un certain temps je ne t'aime plus. Tu survivras sans moi. Ne fais pas l'enfant dévoila-t-elle.


Elle avait dit ça de but en blanc. Je ne comprenais pas grand chose. Mon cerveau semblait ne plus fonctionner. Je n'arrivais pas à donner un sens à ses paroles. C'était comme si elle me disait quelque chose de très évident, mais je n'avais aucune idée de ce que c'était. Mon esprit jouait avec l'information, reconstituant les phrases. Dénuées de sens.

- Ce n'est pas ce que je fais, répliquai-je.
- Alors pourquoi c'est si dur pour toi d'accepter notre rupture? C'est fini. Pas la peine de te lamenter et surtout pas devant moi. Je ne peux pas faire autrement que de partir, dit-elle à toute vitesse.


Je ne savais pas vraiment pourquoi mais elle m'énervait. Ce ton rempli d'assurance mélangé à de la provocation, qu'elle prenait. Sa façon de parler. A cet instant, elle m'horripilait.

- C'est dur car ça fait mal. Tu le comprends ça? Je ne peux pas. Je ne veux pas. Mais tu ne t'en rends même pas compte, je pense, objectai-je violemment en agrippant son bras.


Je ne prenais même plus la peine de réfléchir avant de dire ce que je ressentais. Mes pensées ressortaient telles qu'elles venaient. J'en avais marre, de tout ce manège.

- Comme je te l'ai dit. Tout change. Tu dois me laisser partir, rester serait un... irrespect total pour nous deux.
- Je te laisse partir, fait ce que tu veux, mentis-je.
- Je ne peux pas rester avec toi alors que je ne t'aime plus. Tu t'y feras, que tu le veuilles ou non, signala-t-elle.
- J'aurais pu tout te dire, tu serais restée aussi impassible.
- Aurais-tu aimé que je te le dise devant tout le monde? Veux-tu être humilié? T'es déjà tellement naïf.
- Si je suis si pathétique que tu le dis, tu aurais pu me l'annoncer avant. Ca aurait des choses crois moi..
- C'est aujourd'hui que je suis sûre de ne plus rien ressentir à ton égard. Qu'est ce que ça aurait éviter? Tu te serais préparé?
- Ce matin en te réveillant tu t'es dit, je n'aime plus Chace, c'est ça? Si tu veux mon avis, c'est n'importe quoi tout cela.
- Je dis juste que j'ai eu le courage de te le dire et c'est déjà pas mal. Que je te l'annonce demain ou hier, ça n'aurait rien changé. Tu serais dans un état de ex-petit-ami-en-deuil.
- Si tu t'ennuies, tu peux partir. Je pense qu'on a tout dit.
- Prend le comme tu veux. Mais c'est une fatalité. J'en ai marre je pars. Tu es si naïf....


Elle se leva et partit. Je murmurai un faible Georgina, avant que sa silhouette disparaisse entièrement de ma vue. C'était réellement terminé. Tout avait été si vite. Une page se tournait derrière moi. Tandis, que je ne le désirais pas. Je ne pouvais faire autrement. Même si j'avais mal. Dire que je comprenais était un mensonge. Ce n'était pas le cas. Notre relation avait été un grand malaise pourtant agréable. Je savais que où que j'aille, la souffrance me suivrait. Ici ou là bas, rien ne changerait. Je serais toujours seul. Sans personne à mes côtés pour me relever. Mes yeux contemplaient inlassablement le vide, sans aucun but. Si à cet instant précis, quelqu'un m'avait fixé, il aurait contempler un homme meurtri au regard sans vie. Je ne réagissais pas. Je ne daignais même pas à bouger. A quoi bon? Je n'avais envie de rien. Je l'aimais.


Deuxième partie en ligne.
J'ai encore divisé, car c'est long.
Désolé d'avoir mis une semaine
Mais je me suis fait arracher mes dents de sagesse.
Qu'en pensez-vous?
Clem'

# Posté le vendredi 29 août 2008 13:55

Modifié le vendredi 06 mars 2009 15:57

Désolée pour le manque de MAJ depuis longtemps déjà.
Problème d'inspiration. Cours.
C'est les vacances, ça devrait aller mieux, espérons.
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# Posté le mardi 23 juin 2009 04:36